La belle Angela – Paul Gauguin

La belle Angela   Paul Gauguin

Un travail étonnant qui donne invariablement lieu à une contradiction entre le titre et le contenu. Mais telle est la vision d’un artiste brillant qui a cherché à transmettre au spectateur ses idées esthétiques à travers ses peintures.

Le portrait “Beautiful Angela” a été peint par Gauguin en 1889 et a senti l’influence évidente des traditions de la peinture japonaise, à savoir la gravure. Bien qu’à première vue, il n’est pas facile de trouver des parallèles entre la gravure et le portrait du breton.

Comme dans la gravure, l’héroïne est située au premier plan, alors

qu’elle est au plus près du spectateur. Une paysanne, représentée jusqu’à la taille, et le fond est séparé les uns des autres par un cadre – une telle solution de composition ne correspond pas du tout aux traditions de la peinture académique. Il s’agit plutôt d’un emprunt clair aux estampes japonaises traditionnelles – une démonstration du double espace.

L’image de l’héroïne elle-même n’est pas non plus standard – un visage rouge avec un gros nez, des yeux plissés et des mains crochues. L’héroïne a un vrai prototype – c’est l’épouse d’un entrepreneur, la future maire, Madame Sartre. Les souvenirs des témoins oculaires ont été conservés, qui prétendent que lorsque Gauguin a présenté le portrait en cadeau, la mère de Madame Sartre s’est exclamée: “Quelle horreur!”, Et la femme représentée a rejeté résolument le cadeau. Mais malgré cette réaction, Gauguin était très satisfait de la toile.

Le peintre n’a pas cherché à réaliser la similitude des portraits, au contraire, il a spécialement “habillé” l’héroïne d’un costume traditionnel breton avec de la broderie, des traits du visage déformés, transformant l’héroïne en une sorte d’idole, un prototype courant d’une paysanne. Le fait que Gauguin ait vu la beauté primitive unique, même sauvage, dans un simple visage de paysan confirme le nom de l’image.

Les historiens de l’art voient aujourd’hui les caractéristiques du “bel ange” du primitivisme. Une figure extravagante dans le style péruvien et de grandes lettres majuscules sur la toile peuvent être considérées comme des notes subtiles de primitivisme naissant.

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