Portrait de Joseph Bramer – Henri Russo

Portrait de Joseph Bramer   Henri Russo

Henri Russo se démarque clairement parmi la galaxie des artistes modernistes du XXe siècle. Il s’agit d’un peintre autodidacte français. Le désir de peindre ne s’est finalement formé avec lui qu’en 1880, et jusque-là, Rousseau servait aux douanes et s’intéressait peu à la peinture. Rousseau s’est immédiatement tourné vers le genre du primitivisme, ses paysages pleins d’immédiateté naïve, les vues de la banlieue parisienne, les scènes de genre, les portraits et les autoportraits se distinguent par la conventionnalité de la solution générale et, en même temps, la précision littérale

des détails. Les toiles de Rousseau sont également inhérentes aux couleurs vives et colorées, formes planes de l’image.

Le primitivisme, dans le genre sur lequel travaillait Russo, s’est toujours développé sur la base du folklore urbain, basé sur le travail d’autodidactes. Le style d’écriture “autopropulsé”, non soutenu par des connaissances particulières, mais animé par un flair artistique, est particulièrement sincère et d’une simplicité naïve.

Henri Rousseau, qui travaillait aux douanes françaises, a imprimé ce qui constituait la base de son environnement de communication quotidien avec les valeurs inhérentes à ce monde. Certains portraits sombres, la vie de la classe moyenne urbaine ont été écrits par lui avec un pédantisme quelque peu écoeurant, la manière de dessiner a été dictée par les rêves artistiques particuliers de l’artiste.

Les œuvres de Rousseau ont été exposées pour la première fois en 1911 à la galerie Tanhauser de Munich, organisée par les éditeurs de l’almanach d’art Blue Horseman. On croyait que Rousseau dans son ensemble gravite vers l’expressionnisme, dont les adhérents étaient membres de l’almanach.

En 1886, les œuvres de Rousseau sont exposées au “Salon des Indépendants” de Paris, où les œuvres d’auteurs rejetés par la peinture officielle sont traditionnellement acceptées. Rousseau était perçu par beaucoup comme ironique, mais l’artiste n’a pas prêté attention au ridicule. Sa manière d’écrire simple et touchante, appelée plus tard primitivisme, a trouvé ses admirateurs, et dans le prochain “Salon des Indépendants” 9 œuvres de l’artiste ont été exposées. Il est intéressant de noter que Gauguin lui-même a été très attentif au travail du peintre autodidacte. Le temps a montré que le travail des primitivistes, bien sûr, a trouvé son propre langage distinctif, qui à sa manière a révélé le monde intérieur de l’homme.

“Portrait de Joseph Brummer” est un témoignage vivant que la formation professionnelle ne peut parfois interférer avec l’artiste dans la création de ses œuvres, peut lui enlever sa dernière chance de devenir célèbre. Rousseau ignorait complètement le dessin académique et les effets impressionnistes et, par conséquent, avec une grande diligence, il dépeignait chaque feuille, chaque brin d’herbe dans le portrait et peignait chaque objet avec des couleurs vives. Dans le portrait, cependant, il y a une telle puissance primordiale, une telle poésie que l’on ne peut que le reconnaître comme un maître de son art.

Le travail de Russo a été très apprécié des critiques, il a contribué à la reconnaissance de la valeur artistique du primitivisme. Les moyens expressifs utilisés par Rousseau, utilisés par la suite par des artistes et bien d’autres domaines.

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