Paysannes aux broussailles – Jean-Francois Millet

Paysannes aux broussailles   Jean Francois Millet

Presque tout le travail de l’artiste français Millet est consacré aux paysans, à leur travail. Sur ses toiles, elles sont généralement absorbées dans le travail quotidien: les troupeaux sont rassemblés, la laine est filée, l’huile est barattée, les épis sont récoltés dans le champ et ils sarclent le sol. Très souvent, l’attention de Millet est attirée par la figure d’un pauvre homme, plié sous le poids d’un paquet de broussailles.

Les photos sur ce sujet sont à l’Hermitage, le Musée d’État des Beaux-Arts. A. S. Pouchkine et autres réunions. Parfois, Millet traduit ce triste

motif en un plan allégorique, puis une silhouette fatiguée avec un nœud devient un personnage du conte de fées de Lafontaine “Le bûcheron” – devant le paysan, la mort apparaît, qu’il a appelé avec désespoir. Évidemment, dans cette intrigue, l’artiste trouve un sens profond. Ici, plusieurs sujets particulièrement proches se croisent – une dure lutte pour l’existence, le manque de joie du travail éternel, un homme au caractère inhospitalier.

“Le côté brillant de la vie ne s’ouvre jamais à moi”, a écrit Mille à son ami Sansier, “je ne sais pas où elle est, je ne l’ai jamais vue. Ces mots sont involontairement rappelés avant la peinture de l’Ermitage “Les paysannes au bois de broussailles”. Ses tons étouffés, comme flous dans la profondeur du crépuscule gris, déterminent le système mineur de couleur. Deux figures féminines avec d’énormes bottes de broussailles errent lentement le long du chemin forestier. Des répétitions monotones des troncs, pour ainsi dire, accompagnent du crépuscule leur ralenti.

L’environnement est à peine tracé: les verticales inégales des arbres derrière, le tas de pierres à droite et un ou deux détails laconiques, mais une image de nature dure se dégage de ces touches superficielles. Et la couleur, le mouvement et le plastique – tous soutenus dans une seule touche, concentrés, tristes. Mais ces tristes notes n’épuisent pas l’idée de l’image. Quelle que soit l’apparence des personnages féminins opprimés, la peinture forte et dense de Millet leur donne une monumentalité. De grandes formes, un motif lapidaire généralisé et la maladresse démonstrative d’un mouvement lent mais rythmique et solide chassent la moindre nuance sentimentale de l’œuvre – l’image devient une prose intransigeante et courageuse. Ce sentiment de puissance à l’image des paysans est invariablement caractéristique de Millet et donne à son travail du sérieux et de la signification.

Deux siècles après les frères Lénine, la paysannerie française retrouve une artiste profonde et sincère en la personne de Jean-François Millet. Ces deux siècles ont beaucoup changé – les héros de Millet perdent la clarté calme et confiante qui caractérise les personnages de Lénine, leur vie se transforme en des tons plus dramatiques et plus sombres. Mais la fermeté et la force silencieuse que ces artistes d’époques différentes voient chez le paysan français et qu’ils mettent dans leurs œuvres restent inchangées.

Le tableau “Paysannes aux broussailles” est entré à l’Hermitage en 1922 par le Musée de l’Académie des Arts.

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