Chasseurs de neige – Peter Bruegel

Chasseurs de neige   Peter Bruegel

C’est la meilleure peinture du cycle “Saisons”, peinte à l’huile sur une planche de bois – une œuvre lyrique, subtile, émouvante.

Devant nous, un paysage spacieux et d’une beauté éblouissante.

À l’horizon le plus éloigné, la zone est enterrée dans des amoncellements de neige mous et profonds coupés par un miroir de glace. Les chasseurs avec une meute de chiens marchent le long d’une colline enneigée, ils rentrent de la chasse au village. Les chasseurs portent des pics acérés et des yagdtashi. Derrière l’un d’eux se trouve un renard mort. Les chasseurs ne

disparaissent pas, ne se dissolvent pas dans le vaste paysage. Leurs grandes figures sont habillées de vêtements rugueux vert foncé et rouge-brun qui, sur fond de neige blanche, acquièrent des contours inhabituellement clairs et deviennent majestueux. La neige est récemment tombée: les jambes des chasseurs tombent et laissent de profondes traces dans la neige.

À gauche, l’auberge du berger. L’enseigne montre le saint patron des chasseurs, Saint-Hubert. Ici, un groupe de personnes est occupé par une question importante: une femme fait du feu et ratisse des cendres, un paysan jette une brassée de paille dans le feu. A proximité, un enfant regarde le feu et se prélasse. La carcasse de sanglier vient d’être fumée ici.

Au-dessus de la colline et des arbres, au-dessus des maisons et de la plaine, au-dessus des gens et des montagnes – un ciel d’hiver encore lumineux. L’air semble immobile, comme du cristal.

Des arbres nus se figèrent dans l’air givré, leurs troncs sombres se tiennent dans une séquence harmonieuse. Les corbeaux sont assis sur des branches nues. L’oiseau noir semble figé à la volée. Comme une croix noire, elle marque l’endroit de l’image où les montagnes et le ciel se rencontrent.

En regardant de la colline, on voit: il y a un village, et au loin, au pied des montagnes, un château. L’enneigement blanc n’a pas caché, n’a pas caché la diversité des éléments du paysage. La plaine est coupée par la rivière afin que ses virages serrés soient clairement visibles. Le ciel se reflète dans la rivière gelée, les ruisseaux et les étangs. Entre les étangs se trouve une route au loin. À gauche, à l’horizon, il y a une mer gelée, sur son rivage est une ville avec un haut clocher et des toits enneigés. Le long du rivage – bateaux et navires gelés dans la glace.

Les enfants jouent sur des étangs enchaînés de glace verdâtre. Un ciel nuageux apparaît également vert grisâtre.

L’image donne au spectateur une sensation d’air frais et givré en hiver, un sentiment de vivacité, de fraîcheur et de joie.

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