Autoportrait à sept doigts – Marc Chagall

Autoportrait à sept doigts   Marc Chagall

Chagall se présente comme un artiste à succès: des cheveux bien coiffés, un costume élégant représenté de manière cubo-futuriste, une fleur dans sa boutonnière et une cravate à la mode.

Derrière lui, dans la fenêtre, vous pouvez voir Paris et la Tour Eiffel brillante de lumière. Devant lui sur le chevalet se trouve “Russie, ânes et autres”, alors considéré comme sa meilleure image, un souvenir immuable de son Vitebsk natif. Il travaille sur la peinture “sept doigts” – un idiome en yiddish, qui signifie “très rapide”. De plus, 7 doigts peuvent être corrélés avec les 7 jours

bibliques de la création du monde.

À droite de sa tête depuis un nuage flottant se dresse une vision de l’Église orthodoxe. Pour la première fois dans l’œuvre de Chagall, un paysage schématique de Vitebsk apparaît; il est enfermé dans une forme circulaire, avec un petit temple à tête verte au centre.

L’inscription sur le mur en hébreu: à gauche – “Paris”, à droite – “Russie”. C’est à la fois suivre la technique du collage des cubistes, et reconnaître son isolement des racines. L’artiste exprime simultanément un sentiment d’itinérance, d’agitation et confirme son appartenance à 3 cultures. Un fragment de “l’escalier” est masqué sous la construction du haut du chevalet, symbole non aléatoire de l’ascension du niveau de la perception externe à la compréhension de la signification la plus profonde.

Sur la palette que l’artiste tient dans sa main, de nombreuses couleurs sont un symbole de réussite et de prospérité. La partie inférieure du visage du peintre représenté est assimilée, à la manière des cubistes, au rectangle de l’image. Comme les deux époux de M. Chagall V. Haggard l’ont correctement noté, “Mark a représenté schématiquement ses traits dans un motif étrange et magnifique.”

Les éléments hétérogènes de l’image, pour ainsi dire, forment une sorte de plans psychiques, où, dans les consonances musicales, les visions obsessionnelles fusionnent, des fragments de vie flottant dans l’esprit, créant une structure figurative de métaphores picturales.

Les chercheurs relient cette image au monde de l’icône russe: elle rappelle la pose statique de l’artiste-démiurge, ses attributs “parlants”, le rythme et la planéité de l’image décorative-élégante, et l’application de la perspective inverse.

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