Toits bleus près de Rouen – Paul Gauguin

Toits bleus près de Rouen   Paul Gauguin

Le paysage “Toits bleus près de Rouen”, peint par Paul Gauguin en 1884, présente un certain nombre de traits caractéristiques de l’art de l’impressionnisme. Dans le même temps, des tendances post-impressionnistes persistantes sont tracées dans l’image.

Le paysage “Toits bleus près de Rouen” est une toile mince et dense en termes d’images graphiques. Le plan d’image est plein, la ligne d’image est même surchargée dans une certaine mesure. L’image manque d’air, d’espace.

L’image de maisons proches les unes des autres crée un sentiment

d’imprégnabilité et de paix, et en même temps d’isolement et de clôture. Pour peindre les toitures, l’artiste utilise une couleur bleue complexe, combinant ainsi cet ensemble de bâtiments près de Rouen en quelque chose d’entier et de significatif.

L’artiste recrée des relations complexes ombre-lumière grâce à la sélection d’une palette unique pour sa toile.

L’image se caractérise par une perspective intéressante et une vision originale de la composition de l’artiste. De nombreux types de maisons différentes se dressent parfois sur plusieurs niveaux au-dessus du spectateur. Pendant ce temps, un tel tas de bâtiments disparates ne peut pas être appelé du même type, ennuyeux, ordinaire.

Au contraire, l’image prosaïque à première vue des maisons surprend agréablement avec une variété de nuances et de textures. Le “surpeuplement” de l’image conserve un sentiment d’ornementalité du représenté lorsque les éléments sont proches les uns des autres, tout en étant un symbole clairement défini, mais caché jusqu’au temps. Donc dans ce cas, le paysage est symbolique, et pas seulement fermé en soi. Et bien qu’il n’y ait pas de dynamique au sens littéral du terme, la toile a néanmoins une idée et une énergie symbolique.

Le paysage nous présente des couleurs d’automne, des nuances complexes. La couleur principalement chaude est équilibrée par la couleur froide du ciel et des toits. L’espace du ciel est rempli de nuages ​​blancs intermittents, laissant tomber des ombres supplémentaires et assombrissant le paysage, le rendant plus prononcé et contrasté.

L’image rappelle davantage un croquis, minant, l’une des options pour une image possible, comme en témoigne le manque de dessin détaillé, les lignes de contour strictes, la rugosité et la nervosité du trait.

Le paysage est extrêmement statique, mais certaines dynamiques sont attachées à la toile par les figures de personnes au bas de la toile. La disposition inhabituelle de ces figures anime l’image du paysage, introduit un élément de hasard et un peu de chaos, qui est si souvent dans la vie. De là, la toile cesse d’être un plan d’image mort et commence à respirer au rythme de la réalité environnante.

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