Nature morte aux tournesols sur un fauteuil – Paul Gauguin

Nature morte aux tournesols sur un fauteuil   Paul Gauguin

Les impressionnistes aimaient particulièrement parler des tournesols comme d’un complot. Il suffit de rappeler Claude Monet et Van Gogh.

Gauguin a commencé à écrire des tournesols à la fin de sa vie et de sa carrière. Bien que de magnifiques fleurs jaunes aient déjà scintillé sur la première toile de l’auteur, cela était dû à l’une des pages tristes et amères de la vie du peintre. En tant qu’artiste jeune mais déjà formé, Gauguin était ami avec Van Gogh. Les deux plus grands artistes se sont installés à Arles, rêvant que leur nouvelle maison deviendrait un havre pour les jeunes peintres

innovants.

Surtout pour un nouveau camarade et une personne aux vues similaires, Van Gogh a créé une série de peintures avec des tournesols pour décorer la chambre de Gauguin. Cependant, le tandem n’a pas fonctionné, Gauguin était presque paralysé et Van Gogh a déménagé dans un refuge pour malades mentaux. De l’ancienne amitié prometteuse, seule l’image restait – “Van Gogh, peignant des tournesols”.

Et en 1901, Gauguin se tourne à nouveau vers cette histoire. Après toutes les recherches et les expériences esthétiques, il semble que l’auteur revienne au début – la nature morte semble presque classique. Cependant, des éléments non traditionnels sont toujours présents dans l’œuvre, sinon ce ne serait pas Gauguin. La tête aux cheveux noirs de l’indigène dans la fenêtre rend l’intrigue inhabituelle, tandis que le teint de la jeune fille se confond presque avec la couleur des têtes des fleurs.

On ne peut que faire attention à l’image même des fleurs qui jaillissent d’un panier baggy. Ce ne sont ni des fleurs lumineuses et joyeuses, pleines de vie et de soleil – Gauguin leur a donné une interprétation différente ici. Presque toutes les têtes de tournesols sont abaissées, les pétales y poussent rarement, le bouquet lui-même semble se désagréger dans toutes les directions. De fleurs soufflant insupportablement la fatigue, minable, la léthargie. Ils semblent agir comme un traducteur de l’état mental de Gauguin, qui au cours des dernières années de sa vie a été particulièrement difficile.

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